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Les banques durcissent l’accès au crédit immobilier. Pour certains ménages, l’achat d’un bien immobilier à crédit se complique.

Après les taux bas, la vigilance est de mise sur le marché du crédit

Depuis 2016, les taux d’intérêt des crédits à l’habitat affichent des niveaux quasi inédits. Avec une moyenne flirtant avec la barre de 1,30 % pour toutes les durées confondues durant l’automne 2016, le plancher était atteint. Néanmoins, les taux d’emprunt n’ont pas brusquement remonté comme le prédisaient certains observateurs économistes. Au contraire, malgré de légers soubresauts, les taux se sont maintenus à des niveaux très attractifs.

En conséquence, les emprunteurs ont répondu présent pour concrétiser leur projet immobilier, que ce soit à titre de résidence principale ou pour de l’investissement locatif. Si investir dans la pierre rassure les emprunteurs, il n’en est pas de même pour les autorités chargées de surveiller le marché du crédit. Ainsi, à la fin de l’année 2019, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) recommandait de réguler l’octroi des prêts immobiliers.

Ce conseil, présidé par le ministre des Finances, indiquait alors être vigilant à la dynamique du marché du crédit. Pour éviter qu’une bulle se forme, le HCSF invitait les banques à resserrer leurs conditions d’octroi en respectant scrupuleusement un taux d’endettement de 33 % et une durée maximale d’emprunt de 25 ans. Dorénavant, les emprunteurs peuvent consacrer un tiers de leurs revenus au remboursement de leur prêt immobilier. Si cette mesure de sauvegarde sert à limiter les risques pour l’économie tricolore, elle pénalise pourtant les ménages modestes.

Les refus de crédit immobilier en augmentation

Car si les banques ont une dérogation pour dépasser les 33 % de taux d’endettement, elles privilégient les emprunteurs avec des bons revenus pour lesquels une mensualité élevée pèsera moins sur leur budget. De plus, les emprunts de très longues durées servent généralement aux emprunteurs qui visent une mensualité limitée.

Il n’est donc pas surprenant de voir augmenter le nombre de crédits refusés. Au cours du mois de juin dernier, le taux de refus frôlait les 10 % contre 5,4 % l’année dernière. Les foyers modestes ne sont pas les seuls concernés par ces refus car même avec un revenu moyen, l’accès aux prêts immobiliers se durcit. Au sortir du confinement et en pleine incertitude sur l’avenir économique, le Haut conseil a réitéré ses recommandations. La crainte d’une montée du chômage qui pourrait peser sur les remboursements des crédits immo n’augure pas un changement de position de la part du HCSF.

En conclusion, pour trouver un financement immobilier, les Français ayant un revenu moyen ou modeste devront réviser leur projet s’ils veulent concrétiser leur investissement dans la pierre.