Selon le résultat de l’institut économique Molinari, la France aura dépensé ses 390 milliards d’euros de recettes fiscales de l’année 2015 le dimanche 8 novembre 2015 et devra forcément emprunter. L’hexagone va donc devoir vivre à crédit.

La France n’a théoriquement plus aucun sou dans ses caisses

Selon les données publiées par l’institut économique Molinari, depuis le lundi 9 novembre 2015, La France n’a plus d’argent dans ses caisses et devra vivre à crédit pendant 53 jours, en attendant 2016.

Le pays ayant dépensé l’intégralité de ses recettes fiscales de l’année 2015, va être dans l’obligation d’emprunter pour continuer à honorer ses dépenses.

Selon les résultats de l’institut économique, ces 53 jours non financés par les recettes fiscales placent l’Hexagone en queue du classement des pays de l’Union Européenne qui équilibrent le moins bien leur budget.

Pour certains spécialistes, ce déséquilibre montre la fragilité de l’Etat Français, considéré comme un colosse aux pieds d’argile, en déficit permanent depuis près de 40 ans.

Certes, grâce à la politique de la banque centrale Européenne (BCE), la France emprunte aux taux d’intérêt très attractifs, mais en cas de changement de la politique monétaire de la BCE, le pays sera au pied du mur et la dette publique sera alourdie.

La France parmi les pays Européens qui vivent à crédit

Dans le détail de l’étude publiée par l’institut Molinari, la France a épuisé ses 390 milliards d’euros de recettes fiscales, ce qui vient gonfler dès le lundi 9 novembre ses 2100 milliards d’euros de dette souveraine.

Avec ce nouveau résultat, le pays se situe dans le bas du tableau avec des pays comme le Portugal, le Chypre, la Bulgarie, la Croatie ou encore l’Espagne qui ont aussi dépensé l’intégralité de leurs recettes fiscales dès le mois d’octobre 2015.

En Europe, seuls quatre pays sont considérés excédentaires, ce sont les pays qui peuvent terminer l’année avec leurs recettes fiscales sans avoir à emprunter. Ces quatre pays sont l’Allemagne, la Lituanie, le Danemark et l’Estonie.

L’année dernière, l’ensemble des pays Européens avaient dépensé toutes leurs recettes fiscales 37 jours avant la fin de l’année. Un chiffre qui reste encore supérieur à ceux enregistrés avant la crise de 2007.

La dette souveraine continue de progresser

Selon les dernières publications de l’INSEE, la dette publique de la France a continué à augmenter légèrement au second trimestre 2015, pour s’établir à 2 105,4 milliards d’euros au 30 juin, soit 97,6 % du PIB (produit intérieur brut).

Par rapport aux premiers mois de l’année, la dette souveraine du pays a progressé de 16 milliards d’euros, soit une hausse de 0,2 point au PIB.

Les chiffres de l’INSEE montrent que le ratio de la dette souveraine à la fin du deuxième trimestre est nettement supérieur à l’objectif affiché par les autorités pour l’année 2015 (96,3 %). Résultat : la dette restera encore élevée en 2015 et potentiellement en 2016.

En revanche, le déficit commercial de la France reculera en 2016 pour atteindre 40,3 milliards d’euros, contre 40,5 milliards d’euros cette année. Le solde trouve son niveau d’avant-crise.