Les nouvelles mesures de l'accord Agirc-Arrco sur les retraites complémentaires ainsi que le gel partiel des pensions des retraités vont permettre de réaliser des économies importantes à partir de 2020.

L’accord Agirc-Arrco selon la Direction générale du Trésor de Bercy

En octobre 2015 avait lieu une négociation entre le Medef et les Syndicats afin de négocier les régimes pour les retraites complémentaires destinées aux salariés et aux cadres du secteur privé, de l’agriculture, du commerce, de l’industrie et des services.

Cette négociation a notamment permis de trouver un accord sur le financement des régimes des salariés et des cadres pour les retraites complémentaires en instaurant de nouvelles mesures dans le cadre de la réduction du déficit et de la sauvegarde de l’âge de départ à la retraite.

Ces nouvelles mesures vont permettre de réaliser des économies substantielles à partir de 2020, représentant 6,5 milliards d'euros par an. De plus, elles devraient atteindre 8 milliards d’euros à partir de 2030 si la situation ne subit pas d’évolution d’ici-là. Ces chiffres sont issus de la direction générale du Trésor de Bercy et montrent l’ampleur que peuvent prendre ces décisions, notamment sur la réduction du déficit.

Le gel partiel des pensions des retraités, des économies complémentaires

Parmi les mesures prises pour sauvegarder les régimes des retraites complémentaires, le gel partiel des pensions des retraités va permettre d’économiser 1,9 milliards d’euros par an à partir de 2020.

Ces économies vont beaucoup se développer sur le long terme et vont presque doubler grâce à la baisse de rendement des retraites complémentaires. Ainsi, un salarié touchant sa pension perdra environs 0,5% de ce qu’il aurait pu gagner avant.

L’impact de ces nouvelles mesures sur le remboursement d’un crédit

Les salariés proches de la retraite vont devoir recalculer le remboursement de leurs crédits s’ils ne souhaitent pas rencontrer de mauvaises surprises.

En effet, parmi les mesures prisent, un système de « bonus-malus » appelé « coefficient de solidarité » a été mis en place. Ce système permet à un salarié ou cadre de cotiser 4 trimestres supplémentaires afin de bénéficier du taux plein de sa retraite complémentaire.

Autrement dit, celui-ci devra s’acquitter de 4 trimestres supplémentaires pour ne pas subir de décote de sa retraite complémentaire estimé à 10% la première année et à 10% la seconde année. Cette décote peut impacter le remboursement de ses crédits une fois la retraite atteinte et occasionner des difficultés financières pour les emprunteurs détenant les situations les plus délicates.