Retour sur les changements du mois d’avril qui vont toucher les habitudes des Français.

Le prix du gaz diminue

Le budget consenti pour la consommation en énergie se réduit depuis le 1er avril. Du moins, pas pour tout le monde puisque la bonne nouvelle impacte essentiellement les foyers qui ont recours au gaz. Effectivement, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une réduction des tarifs réglementés de cette énergie fossile. La baisse est de -2,2% pour les habitats chauffés au gaz, de -0,7% pour une utilisation exclusive à la cuisson, de -1,5% pour un usage cuisson et également eau chaude et enfin de -2,5% pour les petites chaufferies.

Accompagnées de ces réductions, ce sont 5,8 millions de ménages qui vont ou qui ont déjà profité de la réception du chèque énergie 2019. Une aide financière allant d’une dizaine à plusieurs centaines d’euros, en fonction des revenus des bénéficiaires, et destinée à payer une partie des factures énergétiques ou des travaux de rénovation. Le dispositif, dont l’objectif est de soutenir les foyers modestes, est envoyé automatiquement et le créneau de réception varie selon le lieu de résidence. En effet, le ministère de la Transition écologique a expliqué que les envois s’effectuent de manière progressive.

Les expulsions vont reprendre

Maintenant, avec la fin de la trêve hivernale, les propriétaires vont pouvoir de nouveau entamer des procédures d’expulsion en cas de loyers impayés. Pour rappel, la loi interdit les expulsions entre le 1er novembre et le 31 mars. Une mesure qui vise pareillement les coupures d’électricité et de gaz des fournisseurs d’énergie. La fondation Abbé Pierre estime que 15 550 foyers locataires ont fait l’objet d’une expulsion au cours de l’année 2017, alors que les fournisseurs ont exécuté 572 440 coupures d’énergie d’après les propos du médiateur national de l’énergie.

Des prestations sociales désindexées de l’inflation

En outre, diverses prestations sociales ont augmenté depuis le 1er avril. Généralement, la méthode de revalorisation consiste à tenir compte de l’inflation pour indexer les revenus au niveau de l’évolution des prix. Mais sans surprise, les pensions de retraite vont progresser uniquement de 0,3% comme annoncé par le gouvernement plusieurs mois auparavant.

D’autres allocations affichent aussi cette même progression bien inférieure à l’inflation, mesurée par l’INSEE à 1,8% au terme de 2018, telles que l’allocation familiale, l’allocation rentrée scolaire ou encore l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Les personnes bénéficiant du Revenu de solidarité active (RSA) décrochent quant à elles une hausse d’un peu moins de dix euros puisque le montant forfaitaire passe de 550,93 euros à 559,74 euros.