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Arrêt brutal du marché de la construction de logements neufs en 2018 alors qu’une croissance prometteuse était visible depuis 2014.

-7,5% de mises en chantier en 2018

L’année 2018 n’a pas été un bon cru pour le marché du neuf. Le Ministère du logement et de la ville estime 398 100 nouvelles mises en chantier pour 460 500 permis de construire attribués. Un recul relativement contenu mais qui fait passer le nombre de bâtisses construites sous la barre des 400 000, atteinte en 2017 avec 427 900 mises en chantier pour 495 800 permis autorisés.

La construction de logements neufs accuse de ce fait sa première plongée depuis 2014. Entre cette date à l’année dernière, le marché se portait pourtant plutôt bien avec une courbe de progression toujours croissante jusqu’en 2017, où elle a atteint son plus haut pic depuis 2011. Une embellie stoppée nette en 2018 qui inquiète vivement les professionnels. Ils estiment qu’une mauvaise spirale de la sorte pourrait causer un ralentissement de l’économie française. Une affirmation appuyée par le fait que l’immobilier constitue le premier poste de dépense des ménages.

De mauvaises perspectives pour la suite

Et la tendance ne serait pas au beau fixe puisque les acteurs ajoutent que la législation ne permet pas de booster suffisamment la demande. Il semblerait que la population ne dispose pas suffisamment de tremplins pour les accompagner à devenir propriétaire d’un logement tout juste bâti. Dernièrement, le gouvernement s’est surtout attelé à la création de la loi Denormandie. Un dispositif cependant réservé exclusivement à l’habitat ancien et destiné à combattre la désertification des centres-villes et à soutenir la rénovation de biens.

Aussi, le prêt à taux zéro est un dispositif qui aide sensiblement les ménages aux revenus moyens à acheter dans le neuf. Et le recentrage actif depuis le 1er janvier 2018 a durci les critères d’éligibilité. Si ce prêt, dont les intérêts sont pris intégralement en charge par l’État, est prolongé jusqu’en 2021, le gouvernement entend bien effectuer des économies en réduisant le panel de prétendants potentiels.

En conséquence, les PTZ octroyés par les établissements bancaires  se sont écroulé de 27% à la fin 2018. Alors que 123 477 prêts ont été accordés en 2017, seuls 90 000 ont été financés au cours de cette dernière année. Une réduction vertigineuse qui a probablement des répercussions négatives sur le dynamisme du marché du neuf. Les zones B2 et C sont par exemple vivement impactées car le PTZ ne peut outrepasser 20% du montant total de la transaction d’un bien neuf. Un plafond qui réduit l’accès aux revenus modestes qui souhaitent investir dans ces zones concernées.