Malgré la tendance baissière de leurs revenus, les principales banques tricolores se portent bien. Toutefois, les performances de métiers se sont révélées inégales d’une banque à une autre.

Les résultats des banques sont positifs sans être exceptionnels

Les performances financières des établissements bancaires tricolores cotés à la Bourse de Paris sont globalement bonnes au second trimestre 2018. Les banques Françaises ont profité de la demande de prêts et en particulier de celle des professionnels pour doper leurs revenus.

Ces nouvelles statistiques ont globalement rassuré sur la santé des établissements Français sans toutefois impressionner. En fait, si les performances sont positives, elles ne sont pas exceptionnelles. A savoir que la baisse des provisions engrangées par les banques pour faire face aux risques d’impayés se révèle particulièrement importante.

Dans certains groupes bancaires le coût du risque des banques de détail a même fait l’objet d’une baisse de 13,7 % au premier semestre ce qui a permis de compenser la baisse des revenus liée aux niveaux exceptionnellement bas des taux d’intérêt.

Dans ce contexte, force est de constater qu’à l’avenir, les banques ne devraient plus pouvoir compter sur la baisse de leur coût du risque pour doper leurs résultats.

Banques Françaises : les performances sont inégales

Malgré les bons chiffres, il faut savoir que les performances sont inégales d’un établissement bancaire à l’autre. Les facteurs de croissances ont varié et les choix stratégiques des différentes banques sont aussi différents. Ainsi, pour certaines, ce sont les activités à l’international qui ont tiré les revenus à la hausse, tandis que pour d’autres, c’est la gestion d’actif qui a plutôt fonctionné au cours des derniers mois.

Par ailleurs, les établissements bancaires tricolores peinent à inverser la tendance au recul de leurs revenus liée à leurs métiers traditionnels de banque de détail. Pour ces métiers, les banques Françaises anticipent désormais une baisse de 1 %, voire 2 % pour l’année 2018.

Les performances pour ces premiers mois de l’année 2018 sont également décevantes pour les banques d’investissement. A savoir que le manque de volatilité en Europe qui a fait plonger les revenus de ce métier de près de 7 % au second trimestre 2018.