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Après une collecte nette nulle au mois de septembre, puis négative en octobre, le placement préféré des Français peine à redorer son blason et la loi Sapin 2 ne rassure pas les épargnants quant à leurs économies.

2016, une année maussade pour l’assurance-vie

Par comparaison avec leurs voisins européens, les ménages français sont les plus grands épargnants, notamment en raison de leur aversion pour les risques financiers. Ils sont nombreux à avoir souscrit des contrats d’épargne avec les assureurs-vie pour conserver des économies à long terme, tout en faisant fructifier leurs capitaux.

En 2016, la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) avait pour but de relancer la consommation des ménages en abaissant son taux directeur. Les conséquences ont été immédiates sur les rendements des assurances-vie puisque la rémunération des contrats d’épargne a chuté de manière significative. Cette année, la collecte nette a enregistré une baisse de 20% comparée à l’année antérieure.

La promulgation de la loi Sapin 2 le 9 décembre dernier  n’arrange pas les craintes des épargnants face à cette situation. L’un des amendements prévoit le blocage des retraits pour une durée maximale de 6 mois en cas de crise. Cela signifie que les souscripteurs n’auront plus la possibilité de reprendre leurs liquidités si la stabilité économique et financière du pays est menacée. Cette mesure permet d’entraver les retraits massifs engendrés par l’inquiétude des épargnants quant à leurs réserves d’argent.

Ainsi, les Français ont été de moins en moins nombreux à signer des contrats d’assurance-vie, préférant placer leur argent dans des livrets plus sécurisés et réglementés par l’Etat comme le livret A.

Quelques changements pour l’assurance-vie en 2017

Le temps n’est pas au beau fixe pour le contrat d’épargne préféré en France. Le succès des fonds en euros repose principalement sur la garantie des sommes déposées initialement. Seulement, l’une des plus grandes sociétés d’assurance a modifié la garantie en capital : elle est passée d’un calcul net à brut de frais de gestion pour leurs nouveaux clients.

Cette révision signifie que, dans le cas où la rémunération brute des sommes placées était négative, alors l’épargnant perdrait de l’argent. Cependant, certains experts financiers tendent à dire que cette initiative est autant bénéfique à l’assureur-vie qu’à l’épargnant puisqu’en prenant plus de risques financiers sur les fonds en euros, il est probable que les rendements augmentent.

Malgré la légère hausse des taux amorcée le mois dernier, les rendements des assurances-vie restent faibles dans l’Hexagone et les souscripteurs préfèrent faire fructifier leur capital ailleurs.

Malgré une collecte insuffisante et la loi Sapin 2, l’assurance-vie demeure le placement préféré des français. L’évolution de ce contrat d’épargne devra être examinée de près en 2017 afin de découvrir si les épargnants vont désormais se tourner vers les actions ou les placements immobiliers.