La Banque centrale européenne (BCE) pousse les acteurs des services de paiement à prendre le chemin de l’innovation. Dernièrement, un nouveau service vient d’être activé pour des virements qui s’effectuent en une dizaine de secondes. Un dispositif dont l’objectif serait de substituer les paiements en liquide et par chèque.

Le BCE incite à révolutionner les virements bancaires

Les virements bancaires sont parfois vus du mauvais œil par les usagers. Il faut dire que ce mécanisme est régi par un processus d’un ancien temps. Souvent, il faut entre 24h à 48h, voire plus selon les établissements bancaires, pour que le traitement d’une opération de la sorte soit effectif. Seuls les virements entre comptes au sein d’une même banque sont quasiment immédiats. Une raideur d’une époque révolue.

Mais la BCE vient de dévoiler un dispositif qui peut solution en grande partie la rigidité de cette opération bancaire, via une technologie rendant possible les virements instantanés. Les professionnels de la banque sont libres, et même encouragé par la BCE, à adhérer à ce service. Maintenant, ils sont encore très peu à avoir répondu à cet appel. Une seule banque Française a pris la décision de prendre part à cette union. Mais les établissements tricolores comptent bien développer une technologie commune similaire au procédé proposé par la BCE. Le projet devrait aboutir dans les prochaines années.

Limiter la diffusion de chèques et de liquides

Cette nouvelle méthode de paiement tend à bousculer les habitudes de paiement de la population Française. À l’heure actuelle, très peu de personnes utilisent au quotidien les virements pour transférer de l’argent. La BCE souhaite que les paiements en direction des commerces s’effectuent régulièrement via des virements instantanés. Une bonne chose pour la trésorerie des commerçants, qui seront moins ponctionnés de frais pour les paiements à la carte bancaire et qui bénéficieront instantanément des fonds.

Enfin, les virements immédiats visent aussi à solutionner la masse élevée de paiement par chèque. Une méthode encore très enracinée en France (70% des chèques émis dans l’Union Européenne provient de l’Hexagone d’après la Banque de France) qui demande un traitement long et coûteux pour les professionnels, tout un incluant un risque de perte et de falsification. Mais les usagers devront très probablement s’acquitter de frais bancaire, ou d’une cotisation mensuelle unique, pour pouvoir utiliser un service de ce genre. En effet, les banques sont dans l’obligation d’investir de lourds moyens financiers pour développer les infrastructures nécessaires qui devront être amorties en faisant contribuer les clients.