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Quel est le moyen de paiement le plus fraudé en 2018 ? - Actualités - Responis

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La France est la nation européenne la plus attachée au chèque bancaire puisqu’elle émet à elle seule 70% du flux du vieux continent. Mais il s’agit du moyen de paiement où le taux de fraude est le plus élevé.

1,045 milliard d’euros fraudés en 2018

De plus en plus élevée à mesure que les années passent, la fraude sur les moyens de paiement a continué de progresser en 2018. Le rapport annuel en la matière, rédigé par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, s’est notamment penché sur les méthodes scripturales. Concrètement, cela exclut la monnaie fiduciaire (l’argent liquide) pour que l’analyse se concentre uniquement sur la carte bancaire, le chèque, le prélèvement et le virement.

Entre 2017 et 2018, le montant des opérations frauduleuses poursuit donc sa hausse avec +36% pour atteindre un total de 1,045 milliard d’euros. Depuis sa création en 2016, c’est la première fois que l’Observatoire constate que la barre symbolique du milliard est dépassée. Et ce fléau est passé de 5,1 millions d’opérations en 2017 à 6,7 millions en 2018.

90% des fraudes proviennent de la carte bancaire

Sans réelle surprise, c’est le chèque qui vire en tête dans le classement. Sa propension en valeur dans les moyens de paiement les plus fraudés est de 43% pour 450 millions d’euros. Il est notamment pointé du doigt par sa relative facilité à être falsifié et pour la charge de traitement et le coût qu’il représente. C’est d’ailleurs pour cela que le rapport Cap 2022 préconise une disparition progressive du chèque et de l’argent liquide. Mais la Banque de France tient à rassurer à ce sujet en précisant que sa volonté est d’encourager les Français à une transition vers des moyens de paiement plus sécurisés plutôt que de fixer un arrêt net.

Le chèque est talonné par la carte bancaire qui représente 439 millions d’euros fraudés en 2018 contre 387 millions en 2017 et elle est surtout impliquée dans 90% des cas de fraude. Mais les cartes sont utilisées à l’occasion de 53% des transactions parmi les 24,7 milliards de paiements scripturaux accumulés dans l’Hexagone l’année dernière. Le chèque a été privilégié à 16%, ce qui explique qu’il représente seulement 3% des cas de fraude malgré les montants élevés détournés.

Un euro fraudé tous les 2 000 euros dépensés pour le chèque

Enfin, le virement est le moyen qui paraît être le mieux armé contre le risque de détournement puisque le taux de fraude n’est que de 0,0004% avec seulement un euro fraudé quand 244 300 euros sont payés. Il est suivi du prélèvement avec un taux de fraude de 0,0035% soit un euro fraudé pour 28 185 euros payés, puis de la carte bancaire avec un euro fraudé pour 2 600 euros soit un taux de 0,038%. Bon dernier, le chèque détient d’un taux de fraude de 0,0505% soit un euro fraudé pour 1 980 euros payés.

Dans le viseur des autorités européennes, les banques vont devoir trouver des solutions pour renforcer la sécurité des paiements. Elles ont jusqu’en 2022 pour développer des alternatives au SMS de confirmation reçu sur mobile lors d’une transaction en ligne pour valider l’identité du porteur de la carte. Cette obligation de conformité s’inscrit dans la seconde directive européenne sur les services de paiement (DPS2) dont les mesures entrent progressivement en vigueur depuis janvier 2018.