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Si certains pays pratiquent des taux d’intérêt de crédit négatifs et donc rémunérateurs pour les emprunteurs, la loi française exclut une telle pratique dans l’Hexagone.

Nouveau record de taux en juin 2019

Les taux de crédit sont l’un des sujets incontournables de cette période estivale. Il faut dire qu’ils n’arrêtent plus de baisser jusqu’à des seuils qui n’ont jamais été observés jusqu’à présent. Alors que le mois de mai a sonné le glas d’un record historique, avec un taux moyen de 1,29%, les établissements bancaires se sont montrés encore plus agressifs en juin avec 1,25%. Les foyers sont donc nombreux à lancer leur projet immobilier.

À ce rythme, certains pourraient croire que les prêteurs vont bientôt accorder des crédits à des taux négatifs. Mais est-il réellement concevable de voir une telle situation se concrétiser dans les mois ou dans les années qui vont suivre ? En l’espèce, les Français sont encore bien loin de s’endetter auprès d’une banque et d’en être rémunérés.

D’un point de vue juridique, le code civil tricolore déclare que l’emprunteur qui rembourse un crédit doit obligatoirement restituer le capital dans son intégralité, mais aussi que les banques ont l’interdiction de prêter à perte aux particuliers. Si des cas singuliers ont déjà eu lieu dans les pays Scandinaves, notamment au Danemark, gagner de l’argent après avoir fait un crédit est illusoire en France. Les taux exceptionnels peuvent encore diminuer, mais ils ne provoqueront jamais un gain d’argent pour une personne endettée d’un prêt.

Des taux négatifs pour l’épargne des banques

À l’inverse, ce sont bel et bien les établissements bancaires qui sont touchés par des taux négatifs. Mais ceux-ci leur sont extrêmement pénalisants puisqu’ils affectent les fonds propres. En effet, du fait de la politique monétaire pratiquée par la Banque centrale européenne, les banques épargnent l’argent qu’ils disposent à des taux d’intérêt négatif fixés à -0,4%. Ce mécanisme d'épargne déficitaire agit comme un levier pour inciter les acteurs à injecter leurs fonds dans les projets d’investissement des particuliers et des professionnels afin de créer de la croissance.

En Suisse, des institutionnels ont, en revanche, réussi à obtenir une rémunération en échange d’un crédit. Par quel moyen ? Parce que les banques perdent moins à prêter à taux négatif plutôt qu’à faire des dépôts auprès de leur banque centrale. Non gérée par les instances européennes, la Suisse dispose de sa propre politique monétaire qui est relativement similaire à celle vigueur sur le vieux continent. Concrètement, elle repose également sur un taux de dépôt plus pénalisant de -0,75% qui encourage les banques à accorder des crédits à taux d’intérêt rémunérateurs qui sont moins coûteux pour le compte d’emprunteur dont la solvabilité est importante.