Les prix de l’immobilier connaissent actuellement une remontée. Les taux d’intérêts attractifs ne peuvent plus contenir cette progression des prix en particulier dans les grandes agglomérations françaises.

Les faibles taux d’intérêt n’endiguent plus la hausse des prix des biens

Les taux sont bas et les emprunteurs en profitent. Sur le papier, tout va donc pour le mieux. Mais en réalité, à y regarder de plus près, la situation n’est pas aussi ensoleillée qu’elle n’en a l’air. En effet, un nuage plane au-dessus du marché immobilier : celui de la hausse des prix. Pour les Français, l’impact n’est pas négligeable car leur pouvoir d’achat immobilier est entamé.

En effet, bien que les taux d’intérêt aient vu leur moyenne se fixer à 1,46 % en mai dernier, pour toutes les durées d’emprunt confondues, dans le même temps les prix de la pierre continuent leur lente évolution à la hausse. Au cours du semestre passé, les prix ont grimpé de 3,6 % dans l’Hexagone.

Les trimestres précédents, la chute des taux fut telle qu’elle permettait d’endiguer la progression des prix de vente. Mais les choses ont changé… Le phénomène se fait particulièrement ressentir dans les principales villes de l’Hexagone. Les agglomérations attractives subissent cette hausse de manière plus abrupte que dans les campagnes.

Les principales villes sont davantage touchées par la hausse des prix

En territoire rural, le prix du mètre carré reste accessible suivant la localisation du bien par rapport à une grande ville. La baisse du pouvoir d’achat immobilier se traduit par une diminution du nombre de mètre carré qu’il est possible d’acheter pour une mensualité égale entre deux périodes données. Par exemple, deux emprunteurs similaires n’auront pas la même surface d’achat possible selon leur date d’acquisition.

En conséquence, les Français qui souhaitent investir en ville n’ont pas d’autres choix que d’augmenter le capital emprunté s’ils souhaitent tout de même financer un projet. Pour cela, deux options s’offrent à eux. D’une part, augmenter la mensualité de remboursement sans nécessairement allonger la durée d’emprunt. Le taux d’endettement sera revu à la hausse mais le taux d’emprunt pourra rester au plancher. D’autre part, il est possible d’emprunter plus sur une durée plus longue.

Dans cas, le taux fixe du crédit immobilier va être plus important. Au final, le coût total de l’opération sera également plus important puisque la part des intérêts sera en hausse. La dynamique des prix observée sur le marché de la pierre impacte donc davantage les opérations d’acquisition immobilière en ville.