Nombreuses sont les personnes qui subissent, à un moment de leur vie, une perte de revenus susceptible de les mettre financièrement dans le rouge. Heureusement, il existe quelques bons réflexes à adopter pour s’en sortir et parvenir à réduire ses dépenses. Voici quelques astuces à exploiter pour éviter les situations inextricables.

Des situations de surendettement toujours préoccupantes

Selon les derniers recensements, environ 3,6 millions de Français sont en situation de surendettement (incidents graves de paiement et faibles revenus). Même si l’année 2017 a vu une réduction assez nette du nombre de dossiers présentés aux commissions (-7% en 2017 et -22% depuis 2014), il reste de nombreux français dont le budget restreint ne suffit plus pour payer l’ensemble des charges. Il faut reconnaitre que la conjoncture actuelle n’est pas des plus favorables, le chômage ayant encore augmenté de 0,2% au premier trimestre 2018.

Pour aider les ménages qui risquent le surendettement, les organismes bancaires ont mis en place des aides spécifiques avec des services bancaires aux frais réduits et un plafonnement des frais liés aux incidents de paiement. Malheureusement, seules 10% des personnes économiquement fragiles ont fait appel à cette aide, un taux faible dû au manque d’information des potentiels bénéficiaires.

Quelques pistes pour réduire son endettement

La première précaution à prendre, bien avant d’être déclaré en situation précaire, est de limiter son endettement au maximum en gardant une marge de sécurité en cas de baisse de revenus. Il est important de garder un « reste pour vivre » suffisant pour subvenir aux besoins du quotidien, de même qu’il est nécessaire d’épargner régulièrement, même s’il ne s’agit que d’une petite somme.

Tout changement de situation, tel qu’une perte d’emploi, peut donner lieu à des prestations sociales : allocations chômage, pension alimentaire (en cas de séparation avec des enfants à charge), déblocage du Plan Epargne Entreprise, RSA, couverture maladie universelle…

En cas de difficultés financières, il est toujours possible de négocier des facilités de paiement avec ses créanciers. Aménager les crédits en cours, échelonner certains paiements, faire marcher les assurances liées aux crédits, réaménager son découvert autorisé, toutes ces alternatives sont à étudier avec son conseiller bancaire.

Certaines assurances, comme l’assurance Perte Totale ou l’assurance Invalidité Temporaire, remboursent définitivement ou temporairement le capital de l’emprunteur. Il convient de bien vérifier les conditions d’application de ces assurances qui fixent souvent une période de carence ou un délai de franchise.

Enfin, procéder à un regroupement de crédits peut permettre de réduire le montant de ses mensualités. Un rachat de crédits augmente la durée du prêt et donc le coût global du crédit mais il réduit, parfois de plus de 60%, les charges mensuelles.