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Les Français sont encore frileux à l’idée de changer d’établissement bancaire. Si la loi Macron a bien été accueillie par ses usagers, le nombre de demande de mobilité bancaire est encore faible.

La mobilité n’a jamais été aussi simple

Deux ans déjà que les Français sont en mesure de changer de banque sans grandes difficultés. La loi Macron, entrée en vigueur en février 2017, a en effet instauré une procédure pour assouplir les démarches lors d’une demande de transfert de domiciliation bancaire. Cela inclut la bascule des prélèvements mais également des virements créditeurs tels que le salaire ou la pension de retraite.

Autrefois livrés à eux-mêmes, les particuliers n’ont plus qu’à signer un mandat de transfert chez leur nouvelle banque qui s’occupera de la réalisation automatique de toute la procédure. Ce service, entièrement gratuit, ne peut faire l’objet d’un refus émis par l’ancien établissement.

La mobilité bancaire enchante ses bénéficiaires

Maintenant, la mobilité bancaire semble connaître un beau succès auprès de ses usagers. En effet, 85% des Français qui ont eu recours à la pratique se disent satisfaits par le service, d’après les données fournies par la Fédération bancaire française (FBF). De plus, le taux de recommandation grimpe à 92% et démontre l’efficacité du processus.

Aussi, même si 70% de la population semblent au fait de l’existence de cette loi et de son utilité, l’étude précise que seules 2,4 millions de personnes ont engagé une demande de mobilité bancaire depuis sa mise en place. Un retour bien trop timide pour dynamiser la concurrence au sein du secteur dans son ensemble.

Pourtant, les banques en ligne sont celles qui sont parvenu à tirer leur épingle du jeu en augmentant leur portefeuille de plusieurs centaines de milliers de clients. Elles usent de campagnes promotionnelles agressives en octroyant notamment des bonus de bienvenue de plusieurs dizaines d’euros. Quant aux établissements traditionnels, ils sont bien plus préoccuper à pousser leurs investissements pour réussir leur transition vers la digitalisation que de se jeter dans la guerre de la mobilité.

Toujours des frais de transfert pour certains produits

Enfin, la mobilité bancaire se limite uniquement à l’envoi du compte de dépôt. Les livrets d’épargne n’entrent pas dans la liste des produits éligibles et demandent que le titulaire fasse manuellement les démarches. D’autant qu’un livret A ou un LEP par exemple devront être clôturés avant de pouvoir de nouveau s’ouvrir chez la concurrence.

Et il convient d’être attentif aux frais éventuellement engendrés par transfert de certains produits puisque l’envoi d’un PEL chez un nouvel établissement coûte une centaine d’euros. Le prix se montre variable en fonction de la politique tarifaire appliquée par les acteurs. C’est également le cas du PEA qui nécessite de débourser plusieurs dizaines d’euros selon la composition du portefeuille. Un coût qui peut donc nuire à l’efficacité du rendement généré par un compte épargne et qui n’encourage pas à changer de banque.