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Le marché de l'immobilier ancien ne connaît pas la crise - Responis

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Alors que certains spécialistes annonçaient une stabilisation pour 2019 au niveau de l'immobilier ancien, les chiffres du premier semestre 2019 tendent à prouver l'inverse. Après avoir connu deux bonnes années 2017 et 2018, la tendance se poursuit, avec un nombre de transactions très élevé. De fait, les volumes de transactions dans l’ancien affichent une hausse de 10,5 % entre le premier semestre 2018 et le premier semestre 2019. Toutefois, les prix ne suivent pas pour autant, n'ayant augmenté que de 0,4 % dans le même temps.

Un contexte de taux de crédit qui favorise l'investissement

Si le nombre de transactions dans l'immobilier ancien augmente à ce point, c'est que les conditions de crédit continuent à se maintenir à un niveau historiquement bas, soit autour d'un taux plancher de 1 %. Ceci est le fait de politiques volontaristes de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui n'hésite pas à injecter des liquidités en masse dans l'économie européenne. Résultat, les ménages n'hésitent pas à s'endetter, sur des périodes qui sont en moyenne de 21 ans. Ceci explique cette dynamique qui se poursuit dans l'ancien.

Signe des temps, la part des transactions correspondant à des démarches d'investissement locatif augmente significativement. En effet, ce type d'investissement représente désormais 26,5 % des transactions, soit une forte hausse de 31,8 % entre le premier semestre 2018 et le premier semestre 2019. En comparaison, l'acquisition d'une résidence principale représente sur le même laps de temps 66,6 % des transactions, contre seulement 5,4 % pour les résidences secondaires. Conséquence de ces stratégies d'investissement locatif, le montant moyen du crédit mobilisé pour l'achat par les ménages augmente de 2,2 % (pour se fixer à 79,7 % de la somme globale), tandis que la durée moyenne des crédits progresse elle aussi.

La flambée des prix de l’immobilier se poursuit à Paris

Selon les spécialistes de l’immobilier de prestige parisien tels que Engel & Völkers, la hausse des prix de l'immobilier ancien se poursuit encore et toujours à Paris. En effet, ceux-ci ont encore augmenté de 6,4 % sur le premier semestre 2019, pour une augmentation moyenne au niveau national de 3 %. Conséquence, les prix moyens au mètre carré dans la capitale tutoient le seuil symbolique des 10 000 €.

Ainsi désormais, il n'existe plus un seul arrondissement intra-muros dont les prix moyens soient inférieurs à 8000 € du mètre carré. Toutefois, cette conjoncture de flambée des prix s'accompagne en parallèle d'une diminution du nombre de transactions, conséquence de ces niveaux d'achat très élevés. Quant aux villes appartenant à la grande couronne parisienne (qui englobe les départements de Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise), elles connaissent la dynamique inverse : les prix y restent stables, tandis que le nombre de transactions accélère fortement. Ainsi, Paris confirme bien son statut de ville à part en ce qui concerne l'immobilier ancien.

De fortes disparités géographiques en matière d'immobilier ancien

Si le marché de l'immobilier ancien reste globalement en hausse au niveau national au premier semestre 2019, il existe de fortes disparités entre régions - Paris mis à part. En effet, avec une hausse moyenne de 7,7 % des prix au mètre carré, la Nouvelle-Aquitaine confirme son statut de territoire attractif, alimenté par le dynamisme de la métropole bordelaise où s'installent toujours plus de cadres parisiens en quête d'une qualité de vie meilleure. Juste derrière, avec une hausse moyenne des prix au mètre carré de 7,6 %, la région Auvergne-Rhône-Alpes reste dynamique, même si une ville comme Saint-Étienne voit ses prix dégringoler.

En PACA et dans le Grand Est, les prix ont également connu une progression sur la même durée, respectivement de 2,5 et 6 %. À l'inverse, quatre régions ont vu leur prix moyen de l'immobilier ancien baisser au cours du premier semestre 2019. Il s'agit de la Bourgogne-Franche-Comté, de la Bretagne, du Centre-Val-de-Loire et de la Normandie, avec des baisses moyennes du prix au mètre carré comprises entre 0,5 et 8%. Enfin, dans les régions Occitanie et Hauts-de-France, les prix sont restés stables, signe d'une stagnation sur le marché de l'ancien.

Une conjoncture immobilière qui profite aux ouvriers et aux employés

Ainsi, cette tendance haussière qui se confirme sur le marché de l'immobilier ancien en 2019 semble étroitement liée au contexte de l’obtention facile de crédits et des taux actuellement bas, et qui devrait durer tant que la BCE ne modifiera pas sa politique monétaire. Cette conjoncture bénéficie finalement le plus aux catégories socio-professionnelles que sont les ouvriers et les employés, dont la part parmi les acheteurs a augmenté de 2,4 % pendant les six premiers mois de l'année. Ainsi, ils sont désormais à l'origine de 41 % des transactions totales.