Alors que le taux de propriétaires d’une résidence principale et celui de tous les logements confondu ont été à leur plus haut niveau entre 2010 et 2015, une diminution est constatée en 2018.

Des indicateurs à la baisse en 2018

Depuis presque 15 ans, la propension des ménages à être propriétaires de leur bien immobilier à tendance à rester relativement stable. À partir de 2004, le taux de propriétaires tous logements confondus avait franchi le seuil des 60,5%, ce qui revient à dire que 6 ménages sur 10 détiennent leurs habitats. Le taux est resté stable jusqu’à atteindre son summum en 2015 avec 62,7%. Mais l’INSEE indique dans sa dernière étude qu’un recul est constaté en 2018 avec un taux de propriétaires de 61,6%. Une évolution négative qui reste malgré tout dans une phase relativement fixe.

Maintenant, l’organisme de statistiques s’est aussi penché sur le taux de ménages qui possèdent leur résidence principale. En 10 ans, la donnée n’a quasiment pas fluctué en restant aux alentours de 58%. Mais cette année est aussi le témoin d’une nouvelle baisse du taux avec 57,7%. Le nombre de propriétaires des résidences principales et de tous les logements en France a de ce fait atteint son âge d’or aux environs des années 2010-2015, avant de décroitre légèrement cette année.

Un taux de détention qui se réduit pour les quinquagénaires et les sexagénaires

Le taux de détention a tendance à fortement évoluer dès lors que l’étude de l’INSEE se penche sur des données démographiques. L’âge est un critère corrélé avec le taux de propriétaires en France. En effet, l’organisme de statistique fait remarquer que les plus âgés détiennent un patrimoine immobilier plus large. Un constat expliqué par les effets de la temporalité sur l’accroissement du patrimoine. De ce fait, 50% des quarantenaires sont propriétaires de leur résidence principale contre moins de 20% pour les foyers de moins de 30 ans.

Mais au cours de ces trois dernières années, les écarts entre les taux de détention suivant les âges se réduisent. Les jeunes ménages continuent d’accroître leur propension à devenir propriétaires de leur bien, avec une évolution de plus 6,4 points entre 2010 et 2018. En revanche, les quinquagénaires ainsi que les sexagénaires connaissent une plus grande difficulté pour accéder à l’habitat ces dernières années. Le taux de détention de la première catégorie a diminué de 6,8 points alors que celui des ménages âgés entre 60 et 69 ans a également baissé de 7,4 points.