Les dernières études publiées ont révélé une hausse constante des prix de l’immobilier partout en France, les grandes agglomérations comme Paris ou Lyon étant les plus touchées par ce phénomène. Mais la France n’est pas le seul pays d’Europe à subir cette envolée des prix de l’immobilier. En effet, cette augmentation concerne l’ensemble de l’Europe.

Une envolée des prix dans la plupart des capitales d’Europe

Les prix de l’immobilier continuent d’augmenter en Ile-de-France et tout particulièrement à Paris où la hausse est estimée à +5%, portée par un boom de l’immobilier ancien et de l’immobilier de luxe. Mais cette situation n’est pas propre à la ville de Paris puisque d’autres capitales d’Europe ont subi la même augmentation de leurs prix immobiliers. Ces augmentations sont même parfois beaucoup plus importantes que celles qui ont été enregistrées ces derniers mois en région parisienne.

Ainsi, en 2017, Berlin a vu ses prix immobiliers augmenter de 6,5% et Amsterdam de 20,9%, le record de toutes les capitales d’Europe. Bruxelles et Londres se situent plutôt dans la moyenne basse avec respectivement 4,3% et 2,3% de hausse des prix. En observant les prix du mètre carré, on observe de grandes disparités entre les villes : 8250€ pour Londres contre 3239€ pour Berlin ou 3645€ pour Amsterdam. Les capitales dans lesquelles les prix immobiliers étaient déjà très élevés ont donc subi une augmentation modérée tandis que les capitales où les prix restaient abordables ont subi les plus grosses augmentations. Ce phénomène tend à réduire les écarts de prix entre les capitales européennes, même si la différence reste très marquée entre les capitales les plus chères et les capitales les moins chères.

Des prix qui devraient encore augmenter en 2018

Cette tendance des prix à la hausse ne devrait pas ralentir en 2018. La plupart des capitales d’Europe s’attendent à une nouvelle augmentation, comme Paris ou Bruxelles. Seuls le Luxembourg, l’Autriche, les Pays-Bas et la Suisse prévoient une stabilisation des prix.

Parallèlement à cette hausse généralisée des prix, les européens assistent également à une chute des taux de crédit immobilier. Loin d’être propre à la France, cette baisse constante des taux se produit dans l’ensemble de l’Europe et permet à certains ménages de financer leurs investissements immobiliers à moindre coût. Malheureusement, pour la grande majorité des emprunteurs, la baisse des taux ne suffit pas à compenser la hausse des prix de l’immobilier et l’accès au crédit reste compliqué pour les foyers les moins favorisés.