Une récente étude menée sur les « millennials » (les personnes nées entre 1981 et 1997) dans neuf pays, dont la France, lève le voile sur le comportement de cette génération vis-à-vis de l’investissement immobilier. Le portrait de cette génération est riche en enseignements et reflète les difficultés que doivent affronter les primo-accédants lorsqu’ils investissent.

L’accession à la propriété : des raisons qui ne sont pas que financières

En France, plus de 40% des millennials sont propriétaires de leur logement. Près de 70% de ceux qui n’ont pas encore réalisé d’achat immobilier ont l’intention de le faire dans les cinq prochaines années, 7 personnes sur 10 attendant de toucher un plus gros salaire et d’économiser suffisamment d’argent pour se lancer. La première source de motivation réside dans le désir de ne plus payer de loyer et de le remplacer par le paiement d’un prêt. La seconde raison citée par les acheteurs est liée à la valorisation de l’achat immobilier, de nombreuses personnes espérant réaliser un investissement rentable à long terme. Acheter un bien immobilier est vu, par 60% des français, comme une preuve de réussite individuelle et près de 70% des propriétaires sont fiers de pouvoir transmettre un bien immobilier à leurs enfants. Investir dans un bien, le valoriser avec le temps et le transmettre ensuite aux générations suivantes est donc un objectif majeur pour les acquéreurs.

La constitution de l’apport : un défi pour les millennials

Parmi les millennials ayant l’intention d’acheter, 50% ont déterminé un budget approximatif, 30% n’en ont fixé aucun et seulement 20% ont clairement établi leur budget. C’est donc sans surprise que plus de 40% des millenials ayant acheté leur logement finissent par dépasser le budget qu’ils avaient établi au départ. Les coûts de construction et d’aménagement ne sont pas toujours bien visibles et faciles à prévoir, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier achat immobilier.

A cette difficulté d’anticiper et de budgéter efficacement les frais inhérents à un tel investissement s’ajoute la difficulté de rassembler un apport suffisant pour se lancer. En France, 26% des millennials profitent d’un coup de pouce financier de leurs parents pour acheter leur premier bien immobilier et 14% d’entre eux retournent vivre chez leurs parents pour économiser dans le but d’acheter un logement. Les français reçoivent tout de même moins d’aide de leurs parents que les primo-accédants des autres pays. En effet, au Royaume-Uni 35% des millennials ont reçu une aide financière parentale. Ils sont 37% au Canada et jusqu’à 40% en Chine. Cela peut expliquer, en partie, pourquoi les français prennent plus de temps pour réunir le capital nécessaire, la constitution d’un apport prenant en moyenne 7 ans en France, contre 3 ans au Royaume-Uni et 5 ans au niveau international.

Si 44% des primo-accédants rencontrent des difficultés pour régler les mensualités de leur emprunt, c’est peut-être aussi parce qu’ils sont de plus en plus nombreux à contracter plusieurs prêts avant leur premier achat immobilier. Prêts étudiants pour financer des études supérieures ou crédits à la consommation pour l’achat d’une voiture ou d’équipements, le cumul de plusieurs prêts s’avère souvent problématique lorsque vient le moment d’acheter un logement. Afin d’alléger ses mensualités et de réduire son endettement, il est parfois utile de recourir au regroupement de crédits. Le mieux est alors de faire appel à un organisme spécialisé dans cette démarche.