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Les ménages modestes en quête d’un bien immobilier ne pourront améliorer leur capacité d’emprunt avec la prime d’activité.

Une prestation exclue lors de l’évaluation de la capacité d’endettement

Mesure importante au sein du pacte social annoncé par le Président de la République, le nouveau modèle de la prime d’activité a été versé pour la première fois ce mardi sur le compte des bénéficiaires. Celle-ci est dorénavant revalorisée avec un barème assoupli puisque 5 millions de foyers peuvent dès lors en faire la demande. Un coup de pouce non négligeable pour le pouvoir d’achat des revenus les plus modestes. Mais une première déconvenue vient de tomber suite à l’annonce des divers professionnels de la finance qui ne souhaitent pas prendre en compte cette aide financière pour mesurer la capacité d’emprunt d’un ménage.

Cette nouvelle constitue un coup dur pour les personnes qui ont en tête d’acquérir un bien immobilier tout en sollicitant un établissement bancaire. À l’aide de la prime d’activité, qui est de l’ordre d’une centaine d’euros pour les travailleurs au Smic, les bénéficiaires auraient pu accroître leurs chances d’emprunter un montant plus élevé, mais aussi de montrer une meilleure solvabilité aux yeux du prêteur.

Cependant, les banques ne veulent pas en tenir l’intégrer étant donné que cette source de revenus peut ne pas être pérenne dans le temps. En effet, la prime d’activité est octroyée à la condition de respecter un certain nombre de critères avec notamment les revenus, la composition du foyer ainsi que l’obligation d’avoir eu une activité professionnelle durant les trois derniers mois. Et en cas de changement soudain, un ménage peut ne plus correspondre aux critères restrictifs de la prime.

Une catégorie de propriétaires désavantagés par le barème

Maintenant, une partie des propriétaires d’un habitat sont également concernés par une relative désillusion avec la prime d’activité. Même si un foyer de ce type respecte le cadre qui conditionne le versement de l’aide, il peut y avoir une inéligibilité du fait de posséder un bien immobilier entièrement remboursé. La Caisse d’Allocations Familiales (CAF) estime en effet que les bienfaits alloués par la possession d’un logement procurent un avantage qui réduit le montant de la prestation acquise, voire qui la supprime totalement.

L’organisme social ajoute que l’hébergement à titre gratuit est pareillement une situation susceptible de diminuer la prime d’activité. À l’inverse, les propriétaires éligibles au barème toucheront l’intégralité de la prime si le bien acquis se trouve encore dans la phase d’amortissement du prêt immobilier. Enfin, les locataires n’ont aucune crainte à avoir sur une possible décote de la prime touchée.