La production de crédit à la consommation atteint 42 milliards d’euros entre les étés 2017 et 2018. Les niveaux reviennent à des plafonds observés il y a déjà 10 ans.

 La production en progrès

Le crédit à la consommation est-il en train de retrouver des couleurs ? Les professionnels du secteur tendent à valider ce constat. En effet, selon leurs chiffres le « crédit conso » montre des signes de bonne santé. Entre l’été 2017 et celui de l’année en cours, les établissements spécialisés en crédit à la consommation ont débloqué quelques 42 milliards d’euros aux particuliers. Sans surprise, les prêts personnels sont principalement stimulés par le financement automobile.

A vrai dire, le secteur automobile peut compter sur l’attractivité des achats en leasing à commencer par location avec option d’achat (+17,9 % de production). Si les mensualités de remboursement sont remplacées par des loyers, ce financement n’en reste pas moins une forme de prêt à la consommation. Les Français ont rapidement adopté la LOA par rapport au crédit auto classique. Pourtant, de nombreux comparatifs menés par des revues spécialisées dans la consommation montrent que le crédit auto reste avantageux dans de nombreux cas.

Le financement auto en locomotive

Mais la LOA permet de changer régulièrement de véhicule et donc d’éviter certains frais liés à l’usure. Cet aspect plait en particulier aux personnes qui craignent d’investir à perte des milliers d’euros dans des pièces autos de plus en plus chères. Dans un registre différent, la location longue durée (LLD) permet de rouler avec un véhicule récent mais à l’instar de la location immobilière, il ne s’agit pas d’un investissement. Les fonds ne seront pas récupérés par le locataire. Quant au traditionnel crédit voiture, il n’est pas en reste puisqu’il progresse de 2,9 % depuis le début de l’année.

La bonne santé du marché automobile contribue donc à la dynamique des financements à la consommation. Ce type de crédit retrouve ainsi des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis l’année 2008, à savoir 45 milliards d’euros de production. Reste à savoir, si cette dynamique va rester constante dans les prochains moins. Pour rappel, après la crise financière, la production avait reculé de quelques 10 milliards d’euros en France.