Les professionnels de la finance spécialisés dans la relation à distance sont les plus innovants en matière de services et d’applications, mais les banques habituelles arrivent à combler leur retard.

Une transition digitale qui progresse

Les banques en ligne ainsi que les néo-banques n’auraient plus le monopole de l’innovation. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par un organisme en charge de noter les performances des concurrents sur leur transition vers le numérique. D’après leurs données, les acteurs traditionnels de l’environnement bancaire parviennent, à mesure que le temps passe, à s’aligner sur des offres et des services plus ou moins similaires aux nouveaux entrants. Un constat qui devrait indéniablement les satisfaire quant à leur capacité à faire la course à la digitalisation.

Encore très en retard sur ce point quelques années auparavant, deux tiers d’entre eux proposent dès lors une ouverture de compte à distance. Les particuliers n’ont donc plus la nécessité de devoir ouvrir les portes d’une agence pour souscrire à une offre de la sorte. De plus, la moitié des banques traditionnelles sont également en mesure de proposer à leurs clients la contraction d’un crédit en ligne. Mais ce n’est pas tout puisque outre l’accessibilité aux produits de base, elles ont dû implanter au sein de leur application des services qui améliorent l’expérience client. Notamment le blocage et le déblocage des cartes bancaires directement depuis l’application.

Les fintech remportent la course à l’innovation

Mais le cœur de la problématique des banques est de réussir à développer des applications ergonomique, fluide et visuellement attractive afin de séduire une clientèle à la recherche de ces besoins. Et la cible est particulièrement large avec en première ligne les Millennials, friands de nouvelles technologies, ainsi que les utilisateurs autonomes dans la gestion de leurs comptes bancaires. Sur ce point, trois acteurs classiques ont réussi à obtenir la note BBB, soit la meilleure parmi cette typologie de professionnel.

Enfin, les banques en ligne, pourtant réputées pour apporter un vent de fraîcheur et de nouveautés, font mieux mais dans une propension mesurée. En effet, à l’issue de l’étude de l’organisme, les principaux établissements en ligne obtiennent un timide BBB+. Il faut plutôt se pencher du côté des fintech pour trouver les notes les plus élevées. Avec des A et A+, certaines de ces start-up décrochent les meilleures notes qui témoignent de leur réussite dans les services mis à disposition des utilisateurs. Les néo-banques sont d’ailleurs figure de meilleurs élèves. Si les banques traditionnelles fournissent des efforts conséquents, il leur reste encore beaucoup de chemin pour parvenir à rejoindre ces entreprises qui font de l’innovation leur principal leitmotiv.