La population française confirme son appétence pour les cartes bancaires. Un fait suite au recul des paiements en espèce sur le territoire en matière de volume et de valeur. Ce désamour s’inscrit cependant dans un contexte où l’argent liquide jouit toujours d’une bonne tendance dans la plupart des pays Européens.

Le cash est surtout utilisé pour les paiements de faibles montants

Sur le sol Français, l’argent liquide demeure le moyen de paiement le plus utilisé en matière de volume. En effet, d’après les données établies par la Banque de France, 68% des opérations sont encore réalisées avec de l’argent liquide. Si l’espèce trust encore la première place, sa proportion est l’une des plus faibles par rapport aux homologues Européens dont la moyenne est de 79%. En effet, la France est l’une des nations qui utilisent le moins d’espèce, derrière cinq pays avec entre autres les Pays-Bas en tête du classement.

Les 55 à 64 ans continuent de plébisciter cette méthode de paiement en effectuant 73,5% de leurs achats grâce au liquide. Tout comme les paiements sous la barre des 5 euros, où le liquide est utilisé dans 93% des cas. Mais le désaveu se poursuit malgré tout lorsque l’on tient compte de la valeur des transactions finalisées avec du cash. Car sur la totalité des dépenses, l’espèce représente 28% en valeur. Ce qui est nettement en dessous de la moyenne européenne de 54%.

La carte bancaire a le vent en poupe

Le repli affiché par le liquide se fait donc au profit des achats par carte bancaire. Les français sont particulièrement friands des cartes de paiement, du fait de leur facilité d’utilisation et de leur commodité. L’explosion du commerce en ligne a fait multiplier les transactions finalisées avec les cartes. Tout comme le sans contact, innovation introduite il y a quelques années seulement, qui est une technologie très appréciée par ses utilisateurs. Des éléments qui ont permis le développement et l’adoption massive des cartes bancaires.

Maintenant, cette évolution des habitudes de consommation des ménages Français a de fortes répercussions sur les distributeurs automatiques de billets (DAB). Au fil des années, le désistement des machines s’accroît. Et le nombre de DAB ne cesse de diminuer. Les banques prennent la décision de radier de la carte les appareils désertés qui ne sont plus rentables, pour éviter de payer des frais d’entretien inutiles. Surtout que ces derniers sont particulièrement élevés pour maintenir les machines en service.