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Afin de rééquilibrer les régimes de retraites complémentaires (AGIRC, ARRCO), le patronat a lancé toute une série de propositions chocs. Voici les principales.

Retraites complémentaires : une réforme s’impose

Les régimes de retraites complémentaires sont dans le rouge. Ils sont déficitaires, autrement dit, ils reçoivent beaucoup moins d’argent des personnes qui cotisent (actifs) qu’ils n’en versent aux retraités.

Une tendance qui pourrait s’intensifier dans les années à venir en raison de l’allongement de l’espérance de vie. De ce fait, une réforme structurelle s’impose.

Ainsi, les organisations syndicales et patronales y travaillent depuis plusieurs semaines. Néanmoins, les propositions des syndicats et celle des patrons s’opposent sur de nombreux points.

En fait, certaines propositions du patronat ne sont pas anodines à savoir : le gel des pensions complémentaires, report de l’âge d’accès à la retraite complémentaire ou encore abaisser les pensions de réversion.

Gel des retraites complémentaires

La première mesure proposée par le patronat est probablement la moins polémique. Il s’agit d’un gel des pensions complémentaires jusqu’en 2018.

Autrement dit, l’organisation patronale suggère de geler en 2016, 2017 et 2018 les pensions versées par les régimes AGIRC et ARRCO à plus de 12 millions de retraités.

Selon ces calculs, cette mesure se traduirait par 4 milliards d’euros d’économie en 2020, 4,9 milliards en 2030 et près de 6 milliards en 2040.

Par ailleurs, selon l’estimation d’une organisation syndicale, cette mesure se solderait, par exemple, par une perte d’environ 120 euros par mois pour un retraité de 62 ans ayant droit à une pension mensuelle de 1 700 euros.

Report de l’âge de la retraite complémentaire

La deuxième proposition principale des patrons pour renflouer les caisses des régimes de retraites complémentaires est le report de l’âge d’accès à la retraite complémentaire.

En d’autres termes, l’organisation patronale souhaite reporter l’âge auquel un salarié peut toucher sa retraite complémentaire à travers des décotes temporaires et dégressives en fonction de l’âge.

Actuellement un retraité peut toucher 100 % de sa pension additionnelle à 62 ans. Avec la proposition du patronat, il toucherait 60 % de sa retraite à 62 ans, 68 % à 63 ans, 76 % à 64 ans, 92 % à 65 ans et 100 % à 67 ans.

Cette mesure pourrait rapporter 4,3 milliards d’euros en 2020 aux caisses des régimes complémentaires selon les services de l’AGIRC-ARRCO.

Abaisser les pensions de réversion

La troisième principale proposition du patronat concerne uniquement les couples de retraités mariés. Aujourd’hui, si l’un des conjoints décède, le survivant touche 60 % de la pension de son conjoint. C’est ce qu’on appelle la pension de réversion.

Le patronat souhaite maintenir cette proportion, à condition que le défunt ait accepté au moment de son départ à la retraite, de ne percevoir de son vivant qu’une pension complémentaire minorée.

S’il opte pour cette option, c’est-à-dire que son conjoint touche 60 % de sa pension à sa mort, il doit accepter un abattement, à vie, de 5,5 % sur sa pension.

Si le retraité refuse cette option, il pourra conserver la totalité de sa retraite complémentaire.  De ce fait, sa veuve ou son veuf touchera une pension de réversion inférieure à 60 %.

Selon les services des régimes de retraites complémentaires, cette mesure pourrait apporter 300 millions d’euros d’ici 2020.