En cette fin d’année 2016, l’ASF enregistre un recul des crédits à la consommation de 4,4% pour le mois de juillet. Cependant, les données de la banque de France indiquent une augmentation du nombre de ces crédits.

Une baisse des crédits à la consommation pour l’ASF

D’après les statistiques émises par l’ASF (Association française des Sociétés Financières), le crédit à la consommation serait en baisse pour le mois de juillet 2016. Ces statistiques enregistrent une baisse de 4,4% par rapport au mois de juillet de l’année précédente et signe le déclin du redressement de ce produit après des années de crise.

Toutefois, cette baisse n’a été enregistrée que durant le mois de juillet et les trois précédents mois ont subi une hausse de 3,5% de production en moyenne. Cependant, ce résultat reste terni par une production cumulée sur l’année en baisse de 16% par rapport au pic de septembre 2008 qui a eu lieu avant la crise.

Ces résultats sont d’autant plus importants car ils constituent un indicateur du moral des ménages et du niveau de leurs consommations.

Une hausse pour la Banque de France

Suite à un document de la Banque de France sur les crédits aux particuliers, cet organisme indique une hausse des crédits à la consommation de l’ordre de 5,7% pour le mois de juillet 2016. Par ailleurs, les données indiquent également une hausse de la production des crédits à la consommation en juin 2016 de 5,9%, montrant ainsi une tendance tirant vers le haut la production.

Cette hausse serait due à la baisse des taux d’intérêt de ces crédits (une baisse de 0,50 point depuis le début de l’année 2016).

Cependant, ces données viennent contredire les statistiques émises par l’ASF qui enregistre une baisse significative de la production des crédits renouvelables. En effet, il existe une contradiction entre les données fournies par ses établissements mais ces différences peuvent s’expliquer.

Les données exploitées ne sollicitent pas les mêmes chiffres. Plus précisément, l’ASF prend en compte les données fournies par les établissements de crédits spécialisés, les sociétés de financement, les entreprises d’investissement et d’autres types d’établissement.

La Banque de France quant à elle sollicite les données des mêmes établissements, mais aussi ceux des banques traditionnelles. Par conséquent, les points de vue de ses deux entités sont différents et ne présentent pas les mêmes résultats.