Le mois dernier, les taux ont encore baissé, le taux d’intérêt moyen était à 2,36 % (hors assurance) selon les dernières publications. Du jamais vu. Cependant, ce niveau historiquement bas des taux d’intérêts handicape fortement certaines banques.

Les taux d’intérêts continuent à baisser

Selon l’Observatoire Crédit/Logement, le taux d’intérêt (immobilier) moyen a encore reculé en décembre 2014. Les Français se sont endettés en moyenne à 2,36 % (hors assurance) contre 2,38 % un mois plutôt. Cette baisse historique a été remarquée sur l’ensemble des marchés immobiliers (ancien, neuf, travaux…).

Selon les différentes statistiques, 2014 a été une année entière de baisse. Les taux d’intérêts fixes n’avaient jamais été aussi peu coûteux sur toutes les durées de remboursement et pour tous les types de financement y compris le regroupement de crédit immobilier.

Si 2014 a été une année particulièrement intéressante pour les emprunteurs, la baisse des taux est principalement liée à la baisse des ressources, à la volonté des politiques de relancer l’activité économique ou encore au niveau historiquement bas du taux de l’OAT 10 ans…, mais aussi et surtout à la politique mise en place par la banque centrale Européenne (BCE).

Les revenus des prêteurs baissent

La baisse des taux d’intérêts est soutenue principalement par la décision de la BCE d’abaisser ses principaux taux directeurs pour soutenir les pays de la zone euro dans leurs efforts pour redémarrer la machine économique de la zone Euro.

A savoir que les revenus d’une banque proviennent essentiellement de deux sources. D’abord, les intérêts perçus par les dépôts des clients et ceux des crédits qu’elle accorde.

En fait, depuis plusieurs années, les opérations de crédit représentaient les deux tiers des revenus des banques et les intérêts perçus sur les dépôts des clients ne rapportaient qu’un quart de leurs revenus selon les statistiques officielles.

Aujourd’hui, le niveau actuel des taux est en train de faire tomber cette logique de rémunération des banques en grignotant peu à peu leur rentabilité.

Quel impact sur le marché du crédit ?

Comme dans la majorité des pays de la zone Euro, les banques et les établissements de crédit tricolores devraient répercuter la baisse de leurs revenus sur d’autres produits.

Une chose est sûre, les banques ne peuvent pas se permettre de laisser trop glisser leur marge d’intérêts. Par conséquent, depuis plusieurs semaines plusieurs pistes sont en étude dans les grands réseaux bancaires.

En premier lieu, les banques pourront augmenter le tarif des commissions qui ne sont pas réglementées par la loi.

Elles pourraient aussi augmenter le nombre de prêts accordés si la croissance et la consommation reprennent. Par ailleurs, dans une conjoncture très concurrentielle, aucune ne devrait se risquer à augmenter le taux d’intérêt de ses crédits.