La baisse des taux d’intérêt des crédits à l’habitat et la baisse des prix immobilier ont permis aux candidats à l’achat de retrouver du pouvoir d’achat, selon les spécialistes du secteur.

Plus de marges de manœuvre pour les emprunteurs

Selon certains intermédiaires bancaires, la baisse continue des taux d’intérêt des financements immobiliers depuis 2013, a permis d’améliorer considérablement la capacité d’emprunt des candidats à l’acquisition.

Les récentes statistiques montrent que le pouvoir d’achat immobilier des Français a progressé de 32 200 euros en seulement quelques mois.

Dans le contexte actuel de taux très attractifs, pour 1 000 euros de mensualité, il est possible d’obtenir un prêt de 200 000 euros sur une durée de remboursement de 20 ans, contre à peine 170 000 euros il y a quatre ans.

Pour un emprunt sur 20 ans, la différence entre les barèmes pratiqués en septembre 2011 et les taux proposés à ce jour est très important, plus de 2 points de base. Cette différence correspond à une augmentation du pouvoir d’achat immobilier, mais aussi à un gain de mètre carré.

Par ailleurs, malgré les légères hausses au début de l’été, les statistiques montrent que les taux d’intérêt sont quasiment restés stables en raison de la rechute des obligations assimilables du trésor (OAT 10 ans).  Certains prêteurs ont même révisé à la baisse leurs taux pour rester compétitifs.

Des taux toujours attractifs jusqu’à la fin de l’année

Les prêteurs, les intermédiaires bancaires et les compagnies d’assurance sont unanimes. Les taux d’intérêt des prêts immobiliers devraient se maintenir à leur niveau actuel jusqu’à la fin de l’année.

Selon certains observateurs du secteur le coût du financement immobilier restera très attractif et pourrait même reculer légèrement.

A savoir que les demandes de financement parvenues aux prêteurs depuis fin octobre seront comptabilisées dans la production de prêts de 2016.

Cependant, les barèmes devraient varier entre 2,30 % et 2,36 % sur 15 ans, ou encore 2,60 % sur 20 ans et entre 2,90 % et 3,10 % sur 25 ans.

Pour les profils « haut-de-gamme », les taux d’intérêt devraient tourner autour de 1,60 % et 2,04 % sur 15 ans, autour de 1,93 % à 2,29 % sur 20 ans et en moyenne 2,30 % sur 25 ans et plus.

Par ailleurs, les observateurs constatent que la marge financière des établissements prêteurs reste importante. Avec la rechute des OAT 10 ans, ils disposent d’une marge de manœuvre considérable en cette fin d’année.