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Selon les prévisions, l’année 2017 entamera des changements dans le monde de l’habitat, entrainés par une hausse des taux d’ores et déjà amorcée. Quels en seront les effets ?

La remontée des taux d’intérêt déjà ressentie fin 2016

L’année 2016 aura été plus que profitable pour les agents immobiliers en France. Poussés par les taux attractifs, les ventes de logements n’ont fait qu’augmenter jusqu’à atteindre un record, permettant à de nombreux ménages d’accéder à la propriété.

Les banques ont entamé le redressement du niveau des barèmes des crédits immobiliers au mois de novembre 2016. L’augmentation des taux s’est faite progressivement mais signifie tout de même qu’un aspirant à la propriété devra verser une somme supérieure pour accéder à un bien, comparée à celle qu’il aurait dû verser avant le relèvement des barèmes.

A l’augmentation du coût total des prêts à l’habitat, s’ajoute la hausse du prix de l’immobilier en France. La diminution prolongée des taux d’intérêt depuis 2015 a offert un terrain favorable aux achats d’habitations. La demande de logements a explosé dans l’Hexagone, entraînant une tendance à la hausse des prix des biens immobiliers.

La combinaison des hausses des taux et des prix des logements peut changer la donne sur le pouvoir d’achat des Français et provoquer une certaine réticence à l’achat. Les effets se ressentent ensuite sur la capacité de financement des particuliers, même si le nombre de transactions reste stable pour le moment.

Marché immobilier : les conséquences possibles de la hausse des taux en 2017

Pour l’heure, les établissements financiers ne vont pas conserver leur stratégie pour l’année prochaine et même si certaines banques n’ont toujours relevé leurs barèmes, elles le feront au mois de janvier. La conjoncture en 2016 a été propice à l’assouplissement des conditions bancaires pour accéder aux emprunts à l’habitat, notamment pour les produits bancaires avantageux comme le PTZ.

En cette fin d’année, les organismes ont atteint les objectifs qu’ils s’étaient fixés en janvier dernier et commencent à raffermir leurs conditions d’éligibilité. L’accession aux crédits immobiliers va, dans les prochains mois, devenir plus difficile pour certains profils-emprunteurs. Toutefois, le prêt à l’habitat reste un des produits bancaires sur lesquels les banques comptent pour fidéliser de nouveaux clients.

C’est la raison pour laquelle les taux d’intérêt à long-terme ne devraient pas augmenter autant que le niveau des barèmes des emprunts courts. En 2017, cela pourrait affaiblir l’évolution du nombre de financements souscrits auprès des établissements bancaires, bien que les conditions demeurent plus intéressantes qu’en 2015.