Selon une étude menée par la banque HSBC, 52% des emprunteurs possédant un crédit immobilier ont eu recours à la mobilité bancaire pour changer d’établissement durant leur remboursement. Ce fait peut s’expliquer par la possibilité d’obtenir de meilleures conditions de remboursement comme par exemple, une réduction des intérêts ou de l’assurance emprunteur chez les concurrents.

Un français sur deux change de banque

Un crédit immobilier possède généralement un coût élevé du fait que des intérêts et une assurance sont à honorer durant de nombreuses années.

Néanmoins, il est possible de réduire ce coût en renégociant son contrat de crédit avec la banque afin de réduire le taux d’intérêt et si possible, obtenir des conditions de remboursement plus souple. Toutefois, il est parfois difficile d’obtenir cette flexibilité et de nombreux emprunteurs se renseignent auprès d’autres établissements afin de déceler des offres plus avantageuses.

Ainsi, l’étude menée par HSBC nous indique que près de 80% des emprunteurs sont attentif aux offres des banques concurrentes et que près de 52% ont recours à la mobilité bancaire pour changer d’établissement. Ce chiffre représente un français sur deux et est démonstratif du comportement des emprunteurs vis-à-vis de leurs fidélités aux banques.

Des offres plus avantageuses avec la concurrence

Le comportement des emprunteurs par rapport aux banques peut s’expliquer par le fait que les établissements bancaires ont encore du mal à fidéliser leurs clients à l’aide d’offres avantageuses pour leurs projets.

En effet, il est plus facile de trouver une offre présentant de meilleurs avantages chez un concurrent qu’au sein de sa propre banque (même si ce n’est pas le cas de toutes les banques). De ce fait, les emprunteurs souhaitant réduire le coût de leurs crédits changent d’établissement.

Par ailleurs, ce phénomène touche différentes générations :

  • 62% des emprunteurs de la génération Y ont changé de banque
  • 49% des emprunteurs de la génération X ont changé de banque
  • 52% des emprunteurs de la génération Baby-Boom ont changé de banque

Un apport plus difficile à constituer

L’étude met également en avant la difficulté des emprunteurs à constituer un apport pour leurs projets immobiliers.

Ainsi, les français mettent en moyenne 7 ans pour réaliser un apport à la hauteur de leurs projets contre en moyenne 5 ans à une échelle mondiale. Ce chiffre est encore plus important lorsqu’il concerne les jeunes qui consacrent en moyenne 40% de leurs revenus pour leurs apports.